Addiction au tabac : Sortir d’une spirale infernale

Sep 20, 2021 | Addiction

La cigarette n’est pas interdite par la loi, pourtant c’est un des produits en vente libre (interdit aux moins de 18 ans) qui est des plus addictifs. La toxicité du tabac n’est plus à démontrer et la Ligue contre le cancer à travers sa campagne de communication s’évertue à le démontrer en mettant en avant les 100 substances cancérigènes contenues dans une cigarette. Goudron, ammoniac, nickel, plomb et même des produits radioactifs comme le radium et le polonium composent aujourd’hui les cigarettes que nous fumons. 

Mais chaque fumeur a comme premier réflexe de considérer que les maladies liées au tabac n’arrivent qu’aux autres… cancers (poumon, gorge…) et maladies cardiovasculaires sont autant de causes de décès prématurés liés directement au tabac. Cela devrait effrayer, mais il n’en est rien, et chaque jour de nouveaux fumeurs tirent sur leur première cigarette.

Avant de tenter de se sortir de son addiction au tabac, il faut comprendre les mécanismes de cette dépendance. Lorsqu’on parle de dépendance, il faut savoir qu’il en existe trois types : la dépendance physique, la dépendance psychologique, et la dépendance comportementale. 

La dépendance physique s’installe et se développe plutôt rapidement. Elle est due essentiellement à la présence de nicotine. C’est une substance psychoactive qui agit sur le cerveau par le biais des neurones et des neurotransmetteurs. Ceux-ci produisent alors de la dopamine, une hormone procurant de la satisfaction.

A force de répétition, le cerveau s’habitue à la présence de cette substance. Et lorsque la consommation s’arrête, une sensation de malaise apparait : le corps est en manque de nicotine. Ce manque peut s’exprimer de différentes façons : envies très fortes de fumer, énervement, agitation, nervosité, anxiété, difficultés à se concentrer, à dormir…

La dépendance psychologique, comme son nom l’indique, agit sur la psyché des gens. Certains peuvent avoir une nature stressée et angoissée, d’autres l’humeur triste, d’autres encore souffrir d’ennui et d’insécurité intérieure. La cigarette peut avoir différents effets et différentes fonctions, elle peut par exemple stimuler quand on est fatigué ou calmer lorsqu’on est stressé. Ainsi par exemple quelqu’un de stressé trouvant un apaisement quotidien en consommant des cigarettes risque de se sentir en difficulté lors de l’arrêt de tabac.

La dépendance comportementale, appelée dépendance environnementale, agit sur les gens qui ont pris l’habitude dans certaines circonstances : avec des amis, dans des cafés, dans des soirées, pendant les récréations, à la sortie des cours… Se retrouver dans des situations qui sont habituellement associées à la cigarette suscite l’envie de fumer.

Comment se sortir de cette triple dépendance ?

Il faut garder à l’esprit que le fumeur est d’abord une victime de son addiction, et n’est pas responsable de sa maladie car on ne peut pas contrôler quelque chose qui ne dépend pas de la volonté. Le soir quand vous avez sommeil, c’est votre cerveau qui vous le dit mais le matin quand votre cigarette vous appelle, c’est parce que vous êtes en « état d’hyponicotinémie » et que votre corps, loin d’être en quête de plaisir, est en demande de nicotine.

Il existe aujourd’hui différentes méthodes pour sortir de son addiction au tabac. Les substituts nicotiniques, largement répandus et prescrits, sont légion : patchs, pastilles, gommes à mâcher… mais leur efficacité qui repose sur la volonté personnelle de s’en sortir reste mesurée. La cigarette électronique également, dont la consommation a explosé ces dernières années a été présentée comme un palliatif sans aucunes conséquences pour la santé des consommateurs. Mais comme tout produit commercial, le marketing a pris une place importante pour nous vendre les bienfaits de ce qui reste une cigarette et qui perpétue les rituels du fumeur, qui ainsi ne se débarrasse pas complètement de sa dépendance. Et ce ne sont pas les différentes saveur (fruitées, mentholées et autres…) qui permettent de se sortir de sa dépendance. 

Et l’hypnose comme alternative ?

L’hypnose est une méthode aujourd’hui éprouvée pour arrêter de fumer et vers laquelle de plus en plus de fumeurs se tournent. D’un côté, cette méthode permet de ne pas utiliser des substituts nicotiniques qui restent des composés chimiques et qui ne permettent pas de mettre fin à sa dépendance à la nicotine. D’autre part, les résultats de l’hypnothérapie dans ce genre de situations sont immédiats dans 80% des cas et une seule séance peut alors suffire. Mais comment se passe une séance et quels sont mécanismes qui interviennent pour être aussi efficaces ?

Tout d’abord il faut appréhender le rôle de l’hypnothérapeute comme étant celui d’un facilitateur. Les fumeurs qui sont dans une démarche d’arrêt de la cigarette ont déjà testé plusieurs méthodes et malgré les messages de prévention, cela ne leur suffit pas. La volonté n’est pas toujours le ressort pour réussir à se sortir de cette addiction. C’est là que l’hypnose intervient. En effet, cette technique s’adresse à l’inconscient, cet inconscient qui fait de la cigarette un vecteur de sociabilité (je fume donc je fais partie du groupe).

La séance d’hypnose va alors s’apparenter à une conversation entre le praticien et l’inconscient de son patient, et la transe hypnotique permettre de baisser les barrières du conscient et d’expliquer au cerveau inconscient que cette intention positive est dépassée. L’hypnose va alors induire un changement d’habitude psychologique, en remontant à la conscience du fumeur la réalité de sa pratique. C’est pour cela que les fumeurs ressortent souvent d’une séance d’hypnose avec une sensation de dégoût de la cigarette.

Dans l’hypnose, il n’y a ni prise de médicament, ni substitut de nicotine et aussi surprenant que cela puisse paraître, une seule séance d’hypnose suffit généralement pour arrêter de fumer. Alors qu’on imagine souvent un sevrage tabagique long et fastidieux, l’hypnose est au contraire très rapide ! 

Alors pourquoi pas vous ? Adressez-vous à nos thérapeutes pour tenter l’expérience de l’hypnose.

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